Intel a beaucoup misé sur les Ultrabook cette année pour essayer de dynamiser les vente de ses puces. Ce marché créé par l’arrivé du Macbook Air d’Apple a depuis suscité de nombreuses convoitises de la part des fabricants de PC mais là où Apple arrive à proposer un produit fin, performant à un prix qui reste raisonnable, pour les autres fabricants, cela est beaucoup plus compliqué.

Difficile en effet de combattre Apple sur tous les tableaux sachant que le constructeur pommé gère à la fois le hardware et le software et dispose d’une gamme resserrée lui permettant de négocier de meilleurs tarifs sur les composants.

Toujours est-il que le segment des Ultrabook s’est transformé en un Eldorado pour les constructeurs même si la plupart se plaignent de leur impossibilité de proposer des prix plus bas qu’Apple pour des configurations équivalentes ou meilleures. Il se dit qu’ils auraient notamment demandé à Intel de baisser le prix de ses puces pour qu’ils puissent réaliser des marges sur leur produits.

La conséquence de cette quadrature du cercle est une contre performance importante de ce marché. Alors qu’en début d’année, on estimait à 22 millions le nombre d’Ultrabooks qui seraient vendus, les derniers chiffres publiés par IHI iSuppli tablent sur 10.3 millions soit un chiffre deux fois inférieur.

Pour expliquer cet échec, le cabinet de statistiques pointe du doigt le prix pour les raisons que nous venons d’évoquer mais aussi un marketing inadapté et des critères trop restrictifs de la part d’Intel pour définir cette catégorie. En effet, Intel a décidé de séparer les Ultrabooks en deux catégories : les Ultrabooks et les Ultrafins. Cette distinction aurait perturbé le message envoyé aux consommateurs ce qui ne les auraient pas aidé à choisir

D’autant que le segment des Ultrabooks est de plus en plus confronté à l’arrivée massive des tablettes, tendance qui va s’accentuer avec Windows 8. Les portables Ultrafins vont devoir faire une place aux orditablettes (hybrides ordinateur et tablette) qui vont pulluler d’ici la fin de ce mois. Dans des configurations pro et / ou avec un combo tablette+clavier, les deux segments se retrouveront en effet à des prix équivalents.

Intel mise gros avec les Ultrabooks et avaient de fortes ambitions pour ce type d’ordinateurs en estimant en début d’année lors du CES de Las Vegas que 40% des PC vendus en 2012 seraient des Ultrabooks. Le fondeur texan n’étant que marginal sur le segment des puces mobiles (la faute à une consommation qui restait jusqu’à présent trop importante pour nos smartphones et tablettes), il avait tout intérêt à miser sur les bons vieux PC pour espérer avoir de bonnes ventes pour ses puces. Cette contre-performance des Ultrabooks n’est donc pas une bonne nouvelle pour Intel et cela devrait le pousser à investir plus le mobile pour espérer continuer à afficher une bonne santé financière.

Source : CNN