Une critique que j’entends beaucoup depuis 24h à propos de la tablette Surface de Microsoft concerne son écran. Comparé à celui de l’iPad 3, il ne serait pas assez bien parce que celui de l’iPad a une résolution de 2048 x 1536 (contre 1366 x 768 pour la Surface). Le fait est que l’écran de l’iPad, aussi génial soit-il, pose également certains problèmes.

Premièrement, cela implique pour les développeurs d’adapter les éléments graphiques des applications pour être lisible correctement sans que l’avantage pour l’utilisateur soit vraiment présent. Deuxièmement, cet écran est beaucoup plus énergivore que les écrans avec des résolutions inférieures. Pour éviter ce problème, Microsoft a préféré opter pour une résolution plus classique et dans la moyenne de ce qui se trouve sur PC et sur les tablettes concurrentes.

Cela ne veut pas dire que l’écran est au rabais pour autant. Certes, la résolution est plus faible mais les qualités d’un écran ne se jugent pas qu’à l’aune de la dimension. D’autres critères sont à prendre en compte. C’est cette raison qui fait dire à Stevie Bathich, manager du département Science chez Microsoft, que l’écran de la Surface est meilleur que celui de l’iPad. Pour cela il invoque une nouvelle manière de comparer les écrans grâce à une statistique qui s’intitule « modulation transfer function » ou MTF pour les intimes.

Le MTF est une statistique qui prend en considération la résolution et le contraste. Pour la résolution, le traitement de lissage de Surface est censé faire mieux que la très haute résolution de l’iPad 3 grâce au procédé ClearType qui est une surcouche logicielle qui traite l’image finale.

Pour les contrastes, l’écran de la Surface serait réalisé à partir d’optiques spécifiques permettant de réduire les effets de réflexion. Cela fait dire à Microsoft qu’une comparaison entre la Surface et l’iPad dans une pièce éclairée, la plupart des personnes verraient plus de détails sur l’écran de la Surface que celui de l’iPad.

La combinaison de ces deux éléments ferait qu’au final les deux écrans –iPad et Surface – feraient jeu égal en terme de ressenti. Les arguments mis en avant par Microsoft via Stevie Bathich se concentrent sur les éléments entre l’écran et l’utilisateur plutôt que l’écran en lui-même. Reste à voir ce que ça donnera en vrai mais il semble tout de même que les arguments de Microsoft soient plus marketing que réels.