Les résultats financiers d’Intel pour le dernier trimestre 2012 viennent de tomber et c’est la soupe à la grimasse. En pleine effervescence avec la sortie de Windows 8, le fondeur a réalisé un chiffre d’affaires et un bénéfice en baisse par rapport à l’année dernière.

résultats financiers d'Intel

Si Microsoft souffre du développement des tablettes au détriment des bons vieux PC, il n’est pas le seul et Intel souffre aussi de cette situation. En effet, le fondeur texan a mal anticipé le développement du mobile (smartphone et tablette) et se retrouve aujourd’hui avec des processeurs qui ont du mal à tenir la route sur ce type de produits face à des solutions comme les puces ARM. 

Si le mobile est en pleine croissance, le marché des ordinateurs a lui atteint un palier et il n’évolue que très peu. Intel accuse donc le coup avec un chiffre d’affaires de 13.5 milliards de dollars (10,1 milliards d’euros) contre 13,9 milliards un an auparavant. Les recettes de la division puces et infrastructures pour PC sont en baisse de 6 % sur un an à 8,5 milliards de dollars (6,4 milliards d’euros).

Fin d’année oblige, on a aussi les données pour l’ensemble de 2012. Le chiffre d’affaires annuel s’établit à 53,3 milliards de dollars (39,8 milliards d’euros), on observe donc un léger recul de 1,2 % sur un an. Un chiffre à mettre en regard du marché du PC qui s’est rétracté de 4,9 % en 2012.

L’avenir n’est pas non plus radieux pour le fondeur puisque le chiffre d’affaires devrait encore reculer pendant ce trimestre, les prévisions faisant état d’une estimation à à 12,7 milliards de dollars pour le trimestre en cours.

Le PDG d’Intel, Paul Otellini, qui va quitter son poste en mai après 7 ans à la tête de l’entreprise reste néanmoins confiant dans son partenaire Microsoft et ses produits et estime que Windows  8 va permettre « une expérience informatique sans compromis. »

résultats financiers d'Intel

Reste que le fondeur texan se doit de revoir ses priorités et compte investir pour cela 13 milliards de dollars en R&D (recherche & développement), le but étant notamment de renforcer son attractivité sur le segment mobile face à ARM, Nvidia et Qualcomm avec des puces puissantes et économes, une équation qu’a pour le moment du mal à résoudre Intel sur les mobiles.

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