La PDG de Hewlett Packard (HP) Meg Whitman a déclaré cette semaine que sa relation avec Microsoft était passé de celle « de partenaires » à celle de « concurrents purs et simples« . Cette déclaration intervient suite au lancement du constructeur de logiciels sur le segment des tablettes, réitéré il y a quelques semaines avec la présentation des Surface 2.

HP

HP et Microsoft sont officiellement adversaires sur le marché. Alors que HP est un partenaire commercial de longue date de la firme du Redmond, le groupe a pour la première fois affiché publiquement sa prise de distance vis-à-vis de l’éditeur. Et cette rupture intervient suite à la sortie des nouvelles tablettes Surface de Microsoft, une offre matérielle pour la société qui se contentait historiquement de la conception de logiciels. Doit-on comprendre que la Surface fait peur aux autres constructeurs de tablettes sous Windows 8 ?

 Nos partenaires actuels tels qu’Intel et Microsoft passent actuellement de partenaires à adversaires déclarés.

La déclaration de Meg Whitman, la PDG de HP, prononcée à San Jose cette semaine, est symptomatique de l’état d’esprit de la plupart des constructeurs partenaires de Microsoft. L’année dernière, après la sortie de sa tablette Surface, la firme s’était vu reprocher de ne pas avoir été transparente quant à son virage stratégique entrepris sur le marché du hardware. C’est en tout cas ce qu’affirmait Patrick Moorhead, président du cabinet Moor Insights & Strategy, en expliquant que l’éditeur avait demandé des informations à ses partenaires sur leurs tablettes tournant sous Windows 8 et notamment des indications sur leur prix. Or Microsoft n’avait pas révélé, à ce moment-là, son intention de se lancer sur ce marché.

Microsoft s’est donc fait quelques ennemis avec ses tablettes Surface. Et cela s’est traduit notamment pour HP, par le développement de sa gamme de produits tournant sous Android et Chrome OS. Le fabricant informatique tente ainsi de réduire au maximum sa dépendance vis-à-vis du système d’exploitation Windows. Il est donc logique que les langues se délient sur la relation que HP entretient avec son partenaire, désormais concurrent, Microsoft. Il y a quelques jours, HP a d’ailleurs officialisé un Chromebook 11 vendu pour 279 dollars seulement.