Une nouvelle page de l’histoire de Microsoft se tourne aujourd’hui. On connaît désormais le nom du troisième CEO de Microsoft : Satya Nadella prendra la tête de Redmond à la suite de Steve Ballmer et de son illustre prédécesseur, Bill Gates, le fondateur de l’entreprise. 

Satya Nadella

Le successeur de Steve Ballmer ne se trouve pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de Microsoft. Le conseil d’administration, après négociations avec l’intéressé, a jeté son dévolu sur Satya Nadella, 22 ans de maison au compteur. Il devient donc immédiatement le troisième CEO de la firme, tandis que Bill Gates quitte son poste de président du Conseil d’administration de Microsoft par la même occasion. Il ne quitte pas tout à fait le monde ce Microsoft, et adoptera la posture de conseiller en développement technologique pour la firme qu’il a créée voilà 39 ans ; il sera remplacé par John Thomson, un administrateur indépendant.

Il aura fallu moins de six mois pour trouver un successeur à Steve Ballmer, lequel avait annoncé en août 2013 son intention de quitter son poste sous un an. Satya Nadella, son successeur, travaille depuis 22 ans déjà chez Microsoft, malgré ses 46 ans seulement ; son dernier poste concernait la responsabilité de l’informatique dématérialisées, soit la gestion du Cloud chez Redmond ; il a auparavant fait ses preuves chez Bing, Xbox ou encore Office. « Satya a prouvé ses capacités de leader. Il possède de fortes compétences techniques et de grande vision du business. Il a une capacité remarquable à voir ce que se trame sur le marché, à percevoir les opportunités« , telle est la louange que l’on peut lire dans le mail de Steve Ballmer envoyé aux employés de Microsoft.

Quant à Nadella, il s’inscrit dans la poursuite du projet initié par son prédécesseur. « Nous avons besoin de définir des priorités sur une innovation centrée sur notre valeur maîtresse, celle de permettre aux particuliers et aux organisations de « faire plus ». Nous avons accumulé des activités d’une haute valeur dans notre stratégie Microsoft One. Et avec chaque lancement de nouveau service ou produit, nous aurons besoin d’apporter encore plus d’innovations à ces scénarios« , conclut le nouveau directeur général de Microsoft.

Le choix de l’interne

Diverses options ont été envisagées pour régler la succession de Steve Ballmer à la tête de Microsoft, depuis l’annonce de sa retraite en août prochain. Alan Mulally, l’actuel PDG de Ford, a ainsi un temps fait figure de favori, tout comme avant lui Stephen Elop, le CEO de Nokia dont Microsoft a annoncé le rachat de la branche mobile en septembre 2013. Ce dernier faisait « presque » partie de la maison, ayant dirigé la section Office de Microsoft pendant quelques années, avant de rejoindre Nokia au début des années 2010. Le géant américain, qui avait privilégié une forme de promotion en interne dans le cas de Steve Ballmer, a choisi de réitérer cette formule plutôt que de confirmer la rumeur qui courait depuis quelques semaines : le recours à une aide extérieure.

Car pour tirer Microsoft vers le haut, on murmurait le nom de Sundar Pichai, le vice-président de la division Produits chez Google, comme si Redmond était sur le déclin et nécessitait une bouffée d’air extérieure pour remonter la pente. En optant pour Satya Nadella, Microsoft montre avant tout qu’il considère ses forces humaines comme un vivier surpassant ce que peut offrir la concurrence.