Avec la sortie de Windows 8 le 26 octobre et sa révolution axée sur l’usage tactile, il est urgent de réaliser une comparaison des tablettes Windows 8 de cette fin d’année. C’est en effet tout le secteur informatique qui se transforme avec ce nouvel OS et l’écran tactile est devenu indispensable pour pleinement profiter du dernier OS de la firme de Redmond. Le support qui lui rend le plus grand honneur est celui des tablettes tactiles qui se perfectionnent sans cesse pour venir titiller toujours plus les ordinateurs classiques.

Avec Windows 8, les tablettes les plus hauts de gamme (et les plus chères accessoirement) seront équipés de processeurs X86 classiques qui permettent de faire tout ce que vous faites sur votre ordinateur classique (Montage photo, vidéo, jeu vidéo), mais dans le format d’une tablette. Pour ceux qui souhaitent surfer sur le net et vérifier leurs mails sans remplacer leur PC, les tablettes sous Windows 8 RT seront parfaites et coûteront moins chères que leurs équivalents « Pro ». Mais attention, seules les applications uniquement développés pour l’interface Modern UI seront compatibles avec les tablettes Windows 8 RT, ce qui réduit quelque peu les possibilités d’action.

comparaison des tablettes Windows 8

Avec deux sous-catégories, plus l’attrait de la nouveauté Windows 8, tous les constructeurs se lancent dans le créneau pour espérer manger une part du gâteau en présentant une ou plusieurs tablettes, si bien qu’à l’heure actuel un choix énorme de tablettes équipées du dernier OS tactile de Microsoft vont démarquer en magasin, et ce sans compter la concurrence. Faisons le point en triant selon les versions de Windows 8 les tablettes et orditablettes (mélange entre ordinateur et tablette) qui vont fièrement trôner en magasins durant cette fin d’année, et peut-être aussi dans votre salon.

Petit guide pour traverser l’article comme un chef : un lien vers la news qui traite de la tablette est incluse dans le titre, on a également décidé de parler uniquement des tablettes qui seront disponibles sur le marché français cette année (donc point de LG qui ne sortira pas sa tablette en France, ou de Gigabyte et de ZTE entre autres)

I. Les tablettes sous Windows RT

Asus marche sur les traces du renommé Transformer Prime en adaptant son concept d’orditablette  pour Windows RT. Grâce à son expertise, Asus étant le pionnier de cette nouvelle gamme de tablettes, le constructeur nous propose une ardoise au design aguicheur dont le maître mot est la mobilité, grâce à un poids plume (520 grammes) et une épaisseur réduite (8.3 mm d’épaisseur). Avec ce corps bien svelte il serait dommage de laisser cette tablette de 10,1 pouces à la maison, qui plus est boostée par un Tegra 3 qui a fait ses preuves dans le monde des tablettes. Soutenu avec 2Go de RAM, Windows RT sera en pleine forme.

Fonctionnalité dans l’air du temps, la NFC permet d’échanger des informations par simple contact avec un autre appareil le possédant. Pour les amoureux de Skype ou de photos prises sur tablettes (euh…), les caméras avant et arrière sont définies respectivement à 8Mpx et 2 Mpx, ce qui devrait satisfaire bon nombre d’utilisateurs. Le prix sera de 589€ avec le dock clavier.

  • Le petit truc en plus : la qualité du dock clavier

Depuis la EEE Transformer, Asus s’est fait une spécialité pour accompagner ses tablettes d’un dock clavier. Comme on a pu le voir en vidéo, le concept est parfaitement maîtrisé par Asus et une fois accompagnée de son clavier, la tablette prend tout d’un coup des airs de Zenbook luxueux donnant dans le haut du panier. Les matériaux sont nobles et le design très réussi alors même que l’autonomie avec le dock devrait être conséquente, une habitude avec Asus. Avec Office 2013, cette tablette se transformerait presque en vrai petit PC.

  • Le petit truc en moins : Peu d’innovation

Asus maîtrise le concept et adapte son Transformer Prime sorti en janvier pour Windows 8. Si le design de la tablette change pour le mieux, la Vivo Tab RT fait quand même du surplace en terme de spécifications techniques pures, où le Tegra 3 règne en maître sur les tablettes depuis presque un an. De même, la résolution reste bloquée à un modeste 1366 x 768, alors que les tablettes concurrentes s’adaptent au Full HD (1920 x 1080 pixels), y compris Asus avec sa Transformer Prime Infinity sous Android. Prochaine étape la Vivo Tab RT Infinity !

comparaison des tablettes Windows 8

Dell a dévoilé sa tablette XPS 10 en Août dernier tout en restant très avare en détails. Aujourd’hui, on en sait un peu plus sur cette tablette que le constructeur américain souhaite orienter vers le marché pro. Au programme, on retrouve un Snapdragon S4 à 1.5Ghz, 32 Go de mémoire flash, un écran de 10.1 pouces en 1366 x 768 avec 10 points de pressions reconnaissables et la compatibilité avec un stylet. On reste assez dubitatif sur ce dernier point car quand on souhaite commander la tablette, le stylet proposé en option est comparable à celui proposé pour les tablettes sous écran capacitif classique, c’est à dire quelque chose d’assez gros tout en étant peu précis comparé à un stylet Wacom, utilisé notamment chez Microsoft ou Asus pour leurs tablettes X86. Sans dock clavier, la tablette coûte 429€, soit 80€ de moins que la Surface sans le design en magnésieum. Avec le clavier il faudra compter 579€. Bref, peu de chances de voir cette tablette partir à des millions d’exemplaires…

C’est sans contestation possible la star du line-up Windows 8 de cette fin d’année. Dévoilé dans la surprise générale, le premier produit hardware sous Windows de Microsoft est au centre de toutes les attentions, aussi bien pour son caractère novateur que pour ses promesses en souhaitant être LA tablette sous Windows 8. Pour cela, Microsoft s’appuie sur un design en béton armé tout en magnésium qui devrait faire tourner bien des têtes. On retrouve aussi un  Touch Cover similaire au Smart Cover breveté par Apple, si ce n’est l’intégration d’un clavier fin de 3 mm d’épaisseur qui fait toute la différence.

La tablette fait 9,3mm en terme d’épaisseur tout en pesant 676g, ce ne sont pas les caractéristiques les plus incroyables mais elles restent dans la norme actuelle. Même son de cloche du côté des caractéristiques : les sempiternels écran de 10,6 pouces HD et le processeur ARM Tegra 3 sont de mise, ce qui reste bon mais qui ne révolutionne rien. Par contre, une béquille est directement intégrée dans le design de la tablette et permet de la poser sur un bureau ou une table sans acheter de dock optionnel.  Pas de prix pour l’instant pour cette tablette qui sera proposée avec 32 ou 64 Go de mémoire flash + un port MicroSD ! Question finance, comptez 489€ ou 589€ avec le Touch Cover et 32Go de mémoire.

Le petit truc en plus : un superbe design

La tablette est construite autour d’un châssis en magnésium  plus fine qu’une carte de crédit, ce qui ne l’empêche pas d’être résistante, d’être agréable à l’oeil et doux au toucher. Mais le design n’est pas uniquement une question de visuel, la béquille intégrée est formidable pour pouvoir la poser n’importe où sans acheter de dock séparément, merci Microsoft. La Touch Cover, qui marche à la pression des doigts sur les touches inspire également la plus grande confiance et le fait d’intégrer un clavier sur la protection elle-même est une brillante idée. Il faudra cependant la comparer à un clavier classique en usage quotidien pour vraiment se faire un avis. Si les promesses sont tenues, on aurait la tablette la plus orientée productivité du marché, avec le combo béquille, clavier ultra fin et Office 2013 intégré.

Le petit truc en moins : Windows RT

Windows RT empêche toute rétrocompatibilité avec les applications Windows 7 et antérieur. Ainsi, pas de Photoshop ou de Football Manager, il faudra obligatoirement passer par les applications sur le Store et si elles sont déjà au nombre de 5.000, tout le monde s’accorde à dire qu’il en manque encore beaucoup pour rendre cette version RT indépendante d’un ordinateur. Tout est une question de temps avant que le Store se remplisse de nombreuses applications de qualité, mais à l’heure actuelle c’est quelque peu insuffisant et les utilisateurs seront peut-être frustrés de ne pas pouvoir se reposer sur des applications Windows 7 en attendant les applications natives sous Windows 8.

Samsung dégaine son offre Windows 8 avec l’Ativ Tab, la seule tablette où le clavier n’est pas mis en avant (c’est un accessoire classique qu’on relie en Bluetooth, donc pas de véritable connection entre les deux produits) . Elle revient un peu à la base du concept des tablettes, soit un écran tactile tout simple, rien de plus. Celà ne veut pas forcément dire qu’on tient là une tablette simpliste car on retrouve des caractéristiques bien touffus, la preuve : un processeur Qualcomm Snapdragon S4 dual-core, un écran LCD de 10,1 pouces en résolution HD, 2Go de mémoire vive, deux caméras de 8 et 1.9 mégapixels ou encore du NFC. Bref, cette tablette a tout d’une grande. Elle est aussi agréable à l’oeil avec une belle finition gris métallisée et une finesse de 8.9mm, bref un sans faute pour Mme Michou. Pas de prix annoncé pour le moment.

Le petit truc en plus : Taillé pour la famille

Avec cette tablette, Samsung s’adresse à ceux qui apprécient l’iPad tout en cherchant à s’émanciper de l’écosystème un peu fermé de la firme à la pomme. Il y a bien sûr le port MicroSD qui facile les transferts de données entre l’ordinateur et la tablette, plus 32 ou 64 Gigas de mémoire intégrée dans la tablette pour en faire une véritable petite vidéothèque.. Il y a également l’USB qui rend la tablette plus polyvalente en permettant d’y brancher une souris, un clavier, une imprimante ou encore un appareil photo, tous fonctionnels grâce à l’installation automatique des pilotes sur Windows 8. Comme quoi, tout semble être une question de ports chez les tablettes.

Le petit truc en moins :  Aucune innovation

Certes une tablette Windows 8 reste dans l’absolu une innovation mais quand on la compare à ses concurrentes, on a pas de killer-feature qui va nous faire lâcher l’iPad ou notre Transformer Prime. Samsung propose un produit dans la norme et qui devrait être parfait pour le public qu’elle vise, c’est à dire ceux qui n’ont pas encore de tablette, mais on ne sait pas encore les applications exclusives qu’elle devrait proposer (le menu démarrer selon Samsung, pas forcément un bon ajout…), ni le prix, ni la qualité de l’écran. Bref, on attendra de savoir si l’Ativ arrivera à sortir du (très gros) lot de tablettes pour cette fin d’année. Probablement grâce au marketing, avec une bonne dose de mauvaise foi.

II. Les tablettes sous Windows 8 Pro

Avec l’Iconia W510, Acer prolonge la vision de ses tablettes Android et propose, tout comme Asus, un dock clavier pour accompagner sa tablette lors de prise de notes ou tout simplement pour accroître son autonomie. Selon Acer, la batterie est capable de tenir 18 heures sans recharge et 9h sans le dock. Pour le reste, c’est du classique avec un écran 10,1 HD de 1366×768 pixels, un processeur Intel Clover Trail, 64Go de mémoire par SSD, deux caméras de 8 et 2Mpx, et un modèle spécial 3G qui sera équipé d’un port SIM. On retrouve un port Micro USB, un Micro SD, ainsi qu’un HDMI pour brancher la tablette sur un téléviseur et profiter de contenus multimédias sur l’écran de salon. Tout ce beau monde se retrouve dans une tablette très fine pour une version x86 : 8,8 mm et seulement 600g (soit moins que l’iPad 3 !).

En un mot, Acer propose tout ce dont on est en droit d’attendre d’une tablette sans révolutionner le marché. Pour le prix, ce sera à partir 599€ avec le dock et 499€ sans le dock.

Le petit truc en plus : Une connectique et des possibilités pléthoriques

Tout ce dont vous souhaitez dans une tablette se trouve dans ce produit. HDMI, double caméras, dock clavier, autonomie conséquente et 3G optionnelle. Avec tout cet attirail, la tablette devrait être utilisable dans une multitude de situations. On note une originalité, il est possible de retourner le dock pour en faire un support de l’écran : c’est à dire que le côté clavier du dock est posé et on ne voit plus que l’écran en face de nous. Autre originalité : Acer a également porté son « Acer Ring » qui permet en un clin d’œil d’accéder à tous ses médias très rapidement, dans le but d’éviter le gestionnaire de fichiers dans le bureau qui n’est pas prévu pour un usage tactile.

Le petit truc en moins : un combo clavier/tablette un peu cheap

Certes, on peut se dire que le dock clavier est un accessoire, mais la tablette est vendue de préférence avec son clavier qui, on le rappelle,  amène l’autonomie à 18h d’utilisation selon Acer. Il n’empêche que le design du combo est un peu grossier avec ce gros bloc un peu étrange où on est sensé attacher la tablette. Le bouton pour détacher l’ardoise est très gros et le design général fait un peu pâle figure face à l’excellence d’Asus dans ce domaine qui parvient à transformer une tablette en netbook. Ici, l’alliage est un peu plus quelconque, un peu plus grossier. A noter que les touches du clavier sont un peu petites, écran 10,1 pouces oblige.

Lenovo s’appuie sur les professionnels avec sa Thinkpad 2 en dévoilant une farandole de possibilités pour nos très chers pros : naviguer dans l’intranet de notre entreprise, faire tourner des applications spéciales que vous ne pourrez pas désinstaller si vous tenez à votre job et se connecter dans les bases de données en ligne de l’entreprise. La tablette fait moins de 10mm d’épaisseur avec le sacro-saint Clover Trail de chez Intel, qui est l’Atom dual-core nouvelle-génération.

La page de présentation de Lenovo fait plus l’éloge de Windows 8 que de la tablette, mais on arrive tout de même à recueillir quelques informations comme le support de la 3G et de la 4G américaine en option. En plus de ça, on a aussi la compatibilité avec un stylet optionnel pour rédiger ses mémos et objectifs ou dessiner en pleine réunion, au choix. Avec la Thinkpad 2, votre petite entreprise ne risque pas de connaître la crise.

Pour ce modèle, le constructeur américain a repris un principe assez original qui n’a jamais été utilisé ailleurs que chez Dell : grâce à une charnière d’écran particulière, l’écran est capable de pivoter pour former une sorte de grosse tablette une fois l’ultrabook refermé. Oui je parle d’ultrabook car les spécifications techniques, étant donné que les composants se trouvent sous le clavier et non sous l’écran, sont dignes du concept d’ordinateur portable défini par Intel : légèreté et puissance.

Le modèle le plus puissant recevra un excellent Intel « Ivy Bridge » Core i7, soit ce qui se fait de mieux pour les ultrabook. Côté affichage, on trouve un écran spacieux de 12,5 pouces Full HD (soit la plus grande diagonale d’écran pour une tablette transportable, à part le Sony Vaio Tab 20 et le prototype Transformer Book) avec une définition de 1920×1080 pixels. Avec un Core i5 et 128 Go de SDD, comptez 1299$.

Le petit truc en plus : Aucun compromis

La solution de Dell est intelligente car la charnière qui permet de transformer l’ultrabook en tablette représente un faible surcoût d’un point de vue industriel. Et surtout, sa construction en ultrabook classique lui permet d’avoir une puissance qui sera sans commune mesure avec les tablettes concurrentes. On retrouvera vraisemblablement la gamme Ivy Bridge d’Intel : Core i3, Core i5 ou Core i7 en fonction de la configuration demandée mais l’ensemble de ces processeurs sont bien plus puissants que les Clover Trail et autres Tegra 3, car construits pour les ordinateurs classiques. En parallèle, on retrouve le design tout en aluminium de la gamme XPS de la marque, qui devrait lui donner une bien fier allure.

Le petit truc en moins : Une mobilité en deçà de la concurrence.

Evidemment, la puissance brute à un prix et la machine, en mode tablette, devrait faire plus de 20mm d’épaisseur, tout en étant également plus grande et plus large que la concurrence grâce à sa grande diagonale d’écran. Autre point négatif, on ne retrouvera pas de batterie supplémentaire qui augmenterait l’autonomie dans un quelconque dock étant donné que le clavier est intégré dans l’ultrabook. Quant à la question du prix, il devrait être identique à celui de ses confrères ultrabook soit 1000€ minimum.


La Satellite U920t de Toshiba est un ultrabook qui veut prendre l’apparence d’une tablette. Ici le concept est particulier puisque c’est un Slider, c’est à dire que l’écran coulisse pour dévoiler un clavier en dessous. Du côté des caractéristiques, c’est de l’ultrabook avec un écran 12,5 pouces HD brilliant mais anti-reflets (l’anti-reflet ultime est le mat, point final), un processeur Intel « Ivy Bridge » Core i3, avec Core i5 en option, de 4Go à 8Go de RAM et 128Go /256 Go de mémoire en SSD.

L’ultrabook tout en magnésium (tout comme la Surface) pèse 1,45 kg et fait 19,9mm d’épaisseur, ce qui devrait constituer son principal défaut dans la course aux tablettes. On note aussi 2 ports USB 3.0 ce qui est bien sympathique et deux capteurs photos de 3 Mpx à l’arrière et d’1 Mpx à l’avant. Rien d’exceptionnel pour se démarquer de la farandole d’ultrabooks et de tablettes sous Windows 8. Comme d’habitude pas de prix annoncé, ce qui devient une mode dans le milieu. Question prix, ce sera à partir de 999€ pour une date de sortie prévue le 9 Novembre.

La deuxième tablette d’Acer tourne cette fois sous Windows 8 classique, proposant un écran 11,6 pouces en Full HD (1920x1080p), et une configuration fort appréciable à base de Core i3 ou Core i5 ultra basse consommation. Sa particularité est son dock de rechargement qui fait tenir la tablette à la fois horizontalement mais aussi verticalement, ce qui en fait un excellent ordinateur d’appoint grâce à un clavier relié en Bluetooth. Déjà pourvu d’un port USB 3.0, le dock lui fait gagner 3 ports supplémentaires ce qui en fait un digne successeur des ordinateurs de maison. Elle possède une caméra de 5Mpx à l’arrière et d’1,3Mpx à l’avant, où tous vos clichés seront stockés dans 32 ou 64 Go de mémoire en SSD. Elle est légèrement plus épaisse que sa petite sœur la W510, mais elle ne vise pas le même public ni les mêmes usages, étant donné qu’elles auront le même prix de départ : 599 € sans le dock.

Le petit truc en plus : Le dock

Enfin de l’originalité ! La tablette s’enfile dans le dock ce qui la rend parfaitement stable, en plus de lui rajouter 3 ports USB 3.0 et de recharger sa batterie. Elle est également parfaite pour montrer ses photos ou encore pour regarder tranquillement un film, étant donné que des trous permettent aux sons des haut-parleurs de ne pas se boucher avec le dock. Dans cette position, on y verrait presque, avec un peu d’imagination, un mini all-in one détachable en tablette, qui couplé à un clavier Bluetooth pourrait être une sorte de complément à un PC classique. C’est un concept qui nous plait beaucoup, car après que la tablette se soit rapprochée des ordinateurs portables avec le dock clavier, elle se rapproche cette fois des All-in One avec la mobilité d’une tablette.

Le petit truc en moins : Même avec le dock, elle reste une « simple » tablette

Si le dock fait rejoindre deux gammes différentes, il ne faut pas se leurrer et y voir un autre produit, c’est « juste » une tablette. Avec 11,6 pouces elle ne peut pas concurrencer nos énormes écrans fixes (d’ailleurs elle ne le cherche même pas) et il serait plus prudent de placer le dock comme accessoire secondaire plutôt qu’un élément indispensable et indissociable du concept (alors qu’Asus a justement rendu indissociable dans l’usage ses dock claviers pour ses tablettes Transformer). On pourra également nuancer mes propos en affirmant que ceux qui veulent un véritable all-in one en achèteront un vrai, mais l’idée tablette-tout-en-un étant un peu le leitmotiv des constructeurs de tablettes aujourd’hui, on ne peut que se réjouir de voir une autre utilisation de l’ardoise numérique. 

Un peu dans le même style que le Satellite U920t, voir même carrément, Sony prend le pari du Slider avec son alléchante Vaio 11. Qu’à t-elle de plus que la tablette de Toshiba ? Déjà le nom de marque mais vous savez bien que c’est pas assez. La puissance en nous laissant au choix un processeur Core i3, i5 ou i7 sous le capot ? Ça y participe en tous cas, en ajoutant à cela un écran de 11,6 pouces en résolution Full HD, un clavier rétro-éclairé et 2 ports USB.

Bref, avec un bon vieux ultrabook déguisé en tablette, on retrouve bien évidemment pour le coup les mêmes défauts et les mêmes avantages que pour les concurrents au format Slider, pas besoin de tergiverser : la tablette sera plus lourde et plus épaisse que les tablettes dites « classiques », mais avoir un clavier sous l’écran donne un petit côté futuriste et permet également d’augmenter la puissance de la machine. Les mauvais langues diront aussi que le prix montera en flèche, et on est logiquement plus dans le territoire des ultrabooks que de ceux des tablettes, c’est à dire à partir de 1199€. Consolez-vous en sachant qu’on nous propose 4 ou 8 Gigas de mémoire vive, et 128 ou 256 Go de mémoire SSD, soit la crème de la crème.

HP propose une tablette hybride dans la lignée de l’Acer Iconia W510. Au menu, un écran de 11.6 pouces en résolution HD 1366 x 768 pixels, un processeur Intel Atom Z2760 à 1.8Ghz, 2Go de RAM et 64Go de disque dur. La machine, qui possède un finish en aluminium détonne quelque peu avec ses bords très arrondis. Pas forcément grand chose à dire sur cette tablette qui n’a pas de caractéristiques ou un design à tomber par terre. Question autonomie, HP prévoit 7 heures et 14h avec le dock clavier optionnel, ce qui est assez correct sans être renversant, une fois de plus. Qui plus est, la tablette sera disponible le 21 Décembre (suicidaire pour HP qui passe après tous les autres avec un produit loin d’être meilleur) au prix de 899€ avec le dock clavier ! Avec un « simple » Atom sous le bras, ça commence à faire vraiment beaucoup…

Asus dégaine sa Transformer boosté au X86 avec la Vivo Tab, véritable netbook avec écran tactile et prise en charge du stylet digital par Wacom. Au programme, un écran de 11,6 pouces IPS+ d’une résolution de 1366 x 768 standard chez les netbooks, 2 Go de RAM, 64 Go de mémoire, un Intel Atom Clover Trail Z2760 de 1.5 Ghz, une finesse de 8,7 mm, 700 grammes sur la balance, et pour finir deux caméras : une à l’arrière de 8 Mégapixels qui ne vous servira probablement jamais étant donné que photographier sur tablette c’est ridicule, et une bien plus utile à l’avant de 2 mégapixels pour Skype, entre autres (et pour des portraits duckface sur Facebook).

Au final, malgré l’expertise d’Asus dans le domaine, cette Vivo Tab est au milieu d’une concurrence féroce qui propose les mêmes caractéristiques et le même dock clavier/batterie, pour gonfler la si précieuse autonomie bien entendue. Elle possède cependant un look bien plus haut de gamme que sa petite soeur Vivo Tab RT avec sa finition en aluminium et son dock au design très Zenbook-esque. Évidemment, ça à la classe, reste à savoir si ça vaut le coup de lâcher 899 € avec le dock pour cette tablette prévue en Novembre.

Quand Asus décide de tout reprendre de ses Zenbook en l’adaptant au format tablette avec le principe des Transformer, ça donne le monstrueux Transformer Book. Bon Asus n’est pas le seul à proposer une telle expérience mais il pousse le bouchon tellement loin qu’à première vue, on ne sait pas très bien si c’est un PC portable ou une tablette. On retrouve tout d’un ultrabook : Core i5 de 1.9Ghz à 3Ghz, 4Go de mémoire vive, un SSD de 128 Go dans l’écran et un disque dur classique de 500Go dans le dock, et un formidable écran de 13.3 pouces d’une résolution de 1920×1080 pixels. Certes ce sont des spécifications de rêve, mais il faut également voir la contrepartie de tout ce mix high-tech : la tablette sera lourde et épaisse, même si dotée d’une finition magnifique. La sortie est prévue pour Décembre au prix de 1299 € (ouch !).

On a la réponse Fry, c’est un orditablette !

Tout comme Asus, Samsung propose une variante X86 de son Smart Tab, mais attention, ce n’est pas une mais deux tablettes qui sortiront à la fin de l’année. La première est l’Ativ SmartPC, une tablette équipée d’un écran de 11.6 pouces en résolution HD, un Intel Atom dual-core et 2Go de RAM. On retrouve également le bon vieux duo de caméras, une frontale de 1.9 mégapixels et l’autre arrière de 8Mpx. Samsung indique 13 heures et demi d’autonomie, ce qui me semble un peu trop gros, objectivement on va attendre les tests pour savoir si on atteint un nouveau plafond. Maintenant qu’on a fait le tour en terme technique, qu’en est-il du design ? A première vue elle s’impose grâce à sa sobriété, et se marie parfaitement avec le dock clavier. Seul petit problème, la tablette pèse 750g soit, à titre de comparaison, 150g de plus que l’Iconia Tab W510. Mine de rien, ce poids supplémentaire peut faire pencher la balance. Pour acquérir la machine, il faudra débourser 650€ pour la tablette nue et 750€ avec le dock clavier.

On continue avec la SmartPC Pro, une tablette toujours dans la forme d’un netbook grâce à son clavier détachable mais cette fois boosté aux homoroïdes. Adieu l’Atom et la résolution HD, on passe à un Core i5 bien plus massif et un 1920×1080 pixels sur un écran de 11.6 bien plus fin. On note également 128 Go de SSD pour stocker tous vos contenus, 4 Go de mémoire vive pour fluidifier au maximum Windows 8 et on est pas loin de la machine de rêve. Le design est le même que sa petite soeur SmartPC Pro mais elle pèse désormais 884g (musclez vos bras, comme on le disait à l’armée) pour 12mm d’épaisseur. Mais quand on cherche la puissance il faut forcément faire des compromis. La bête sera proposée au prix de 1199€ (ouch again).

Au cas où vous ne sauriez pas, la Surface Pro est la version plus américaine de la Surface RT, soit plus grand, plus gros, plus lourd et plus puissant. Ainsi, on a droit à un excellent Ivy Bridge Core i5 pour booster la tablette qui sera dotée d’un bel écran de 10,6 pouces en résolution Full HD. Autre particularité de la tablette, la prise en charge de cartes MicroSDXC pour ceux qui ne se contentent pas des 64 ou des 128 Go de stockage inclus dans la machine. Un port USB 3.0 achève de classer cette tablette parmi les plus puissantes et les plus complètes du line-up Windows 8. Par contre, la puissance à un prix : la finesse atteint 13,5mm d’épaisseur et la bête pèse 903 grammes sur la balance, ce qui dans une utilisation tablette est assez énorme. Heureusement que la béquille sera présente pour soulager nos avants-bras à la première occasion.

A part les spécifications techniques, on garde le même design (logique) avec l’utilisation d’une coque en magnésium ultra-fine, du Touch Cover et aussi, tout particulièrement pour cette version, du Type Cover qui est une protection avec un clavier cette fois physique pour contenter les frappeurs de claviers exigeants. Bref, tous les avantages et défauts de la Surface sont repris dans la version Pro : aucun prix ni durée de vie de la batterie, en plus du fait qu’elle est devenue très lourde dans sa version Pro, mais on garde le même superbe design et on rajoute un excellent écran ainsi qu’une puissance nettement supérieure. Le prix aussi sera supérieur à la version RT, on prends les paris !

III. Les curiosités

Quelle mouche a piqué Sony ? Au moins, on pourra dire qu’avec ce produit le constructeur japonais propose une nouvelle vision, « un concept nouveau et frais » selon les dires de Kaz Hirai, le patron de chez Sony. Une produit de 20 pouces avec une béquille, ce n’est pas une tablette mais un all-in-one, sauf que mine de rien ça ressemble à une tablette. Le géant japonais a plus focalisé la communication de son produit comme étant une gigantesque tablette qui restera à la maison et qui deviendrait le centre multimédia de la famille. Elle est autonome vu qu’elle possède une batterie et posée à l’horizontale elle deviendrait la sorte de table familiale. Le concept peut être intéressant, surtout que les enfants risquent d’avoir du mal à soulever les 5Kg (!) de cette « tablette ».

Bref, avec 304 mm d’épaisseur (on est loin des 8,8 mm de l’Acer Iconia W510), on retrouve les classiques Ivy Bridge d’Intel, soit le trio Core i3,i5 ou i7, de 4 ou 8 Go de RAM, d’un disque dur de 750 à 1To, et le fameux écran de 20 pouces avec une résolution de 1600×900 pixels (oui oui, la Sony Vaio Tab qui fait 11 pouces a une meilleure définition que ce all-in-one…). Une curiosité, assurément, histoire de revoir notre ami Kaz Hirai et les meilleurs moments de la conférence E3 2006 en famille.

Pour un concept particulier, c’est vraiment particulier. Asus a décidé d’innover et à sorti de son chapeau une magnifique curiosité : l’Asus Taichi. On en parle pas mal sur le réseau Humanoid car on aime bien l’innovation, mais on va tâcher de tout récapituler pour vous. Au final, la Taichi est un mini-ultrabook doté de la plate-forme plateforme Intel Ivy Bridge Core i5 ou i7, et possède un disque SSD de 128 Go ou 256 Go, 4 Go de mémoire, un clavier rétro-éclairé et du USB 3.0. Mais son petit truc en plus est son deuxième écran de 11.6 pouces en résolution Full HD (le même que l’écran principal) qui nous permettra de montrer nos photos ou vidéos très simplement, et de transformer l’ordinateur en tablette après avoir refermé le clavier.

Etant donné que le clavier ne peut pas être détachable de l’écran, la machine sera assez lourde et épaisse pour une utilisation tablette, il convient donc plus de la classer comme un ultrabook qu’on pourrait utiliser en tablette. Pour l’autonomie, Asus prévoit une autonomie de 5 heures selon usages, ce qui peut rebuter vos envies de mobilité. Cette curiosité sera disponible pour 1299€, avant qu’un autre modèle avec un écran de 13,3 pouces ne fasse son apparition dans un futur proche.