L’Union Européenne vient d’infliger une amende à Microsoft de 561 millions d’euros à propos du choix du navigateur. Retour sur une histoire qui dure depuis 4 ans.

Décidément, ce n’est pas la joie pour Microsoft en Europe en ce moment. Après le Danemark qui demande des arriérés d’impôts (à hauteur de 778 millions d’euros) à Microsoft à propos d’un achat qu’a réalisé l’entreprise et la France qui a lancé un nouveau contrôle fiscal, c’est au tour de l’Union Européenne de s’en prendre à Microsoft une nouvelle fois.

amende à microsoft

L’Union Européenne, à travers Joaquin Almunia commissaire européen à la concurrence, a indiqué ce midi qu’il allait infliger à la division européenne de Microsoft une amende record de 561 millions d’euros pour cause de violation des engagements consentis par Microsoft en 2009 à propos du choix du navigateur dans Windows.

En effet, à l’époque, la commission reprochait à Microsoft de lier la vente de Windows avec celle des logiciels de Microsoft comme Internet Explorer. En réponse à cette demande, Microsoft avait annoncé qu’il laisserait le choix à l’utilisateur de choisir quel navigateur il souhaite installer lors du tout premier démarrage de son ordinateur.

Seulement, il y aurait des problèmes avec cet écran qui ne s’afficherait pas automatiquement au moins depuis la mi-2011. La commission aurait demandé des explications à Microsoft qui aurait alors menti en disant qu’il n’y avait pas de problème alors même que des tiers prouvaient le contraire. Puis, Microsoft avait reconnu le problème et s’était excusé en indiquant que c’était une erreur technique. Seulement, Microsoft aurait là encore mis du temps avant de réagir et de fixer le problème.

Il faut bien savoir que Microsoft aurait déjà du subir une amende en 2009. Prise de soudaine gentillesse, la commission avait décidé de négocier, une quasi-première pour l’organisation. Il semble que cette négociation ait surtout servi à Microsoft pour gagner du temps et essayer de se dérober de son obligation. L’amende de 561 millions est donc une piètre punition pour le mauvais élève qu’est Microsoft par rapport aux règles européennes de la concurrence.

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