La gamme d’ardoises Surface de Microsoft ne lui a rapporté que 853 millions de dollars. Ces recettes apparaissent d’autant plus insuffisantes que les stocks invendus de sa tablette RT représentent une charge de 900 millions de dollars pour la firme.  

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La gamme de tablettes de Microsoft n’a pas eu le succès escompté. Et au vu des quelques résultats publiés par Microsoft hier à la Commission boursière des Etats-Unis, on peut même parler d’échec pour la firme de Redmond. Microsoft annonce en effet que ses deux modèles de tablettes Surface lui ont rapporté 853 millions de dollars sur son année fiscale. Il s’agit d’un chiffre bien faible comparé au montant des frais entraînés par l’existence d’invendus de la Surface RT. Les invendus de la tablette ont coûté 900 millions de dollars à la firme. Face à l’existence de ces stocks, Microsoft avait choisi, il y a quelques semaines, de baisser son prix de 30 % soit 150 euros.

En plus de cela, on apprend que le fabricant de logiciels a vu ses frais de publicité augmenter de près de 898 millions de dollars cette années. Une hausse que l’on attribue au lancement du nouvel OS de la firme, Windows 8, mais aussi à la promotion des Surface.

Windows n’a donc pas réussi à s’imposer sur le marché des tablettes dont il occupe à peine 2% des parts. Au mois de mars, selon Bloomberg, la tablette Surface RT s’était vendue à un peu plus d’un million d’exemplaires alors que sa sortie date de la fin d’année dernière. Pour la Surface Pro sortie en février et équipée du système d’exploitation Windows 8 complet, les résultats sont meilleurs. Au mois de mars, plus de 400 000 unités avaient été vendues, toujours d’après Bloomberg.

Cet échec sur le marché des tablettes, ajouté à de faibles ventes de Windows 8, devront forcer la firme à se réinventer, et cela passe par le développement du Windows Store et de ses applications pour tenter de réduire le gouffre qui sépare pour l’instant Microsoft de ses concurrents.