Comme dans tous les grands dossiers de fusions/acquisitions, différentes autorités vont se prononcer avant que le rachat de Nokia par Microsoft soit validé juridiquement. C’est notamment le cas aux Etats-Unis et en Europe. Aujourd’hui, Reuters affirme que l’Europe, à travers la commission, va se prononcer sur ce rachat à 5,44 milliards d’euros.

Nokia chief executive Stephen Elop welcomes Microsoft chief executive Steve Ballmer with a handshake at a Nokia event in London

La commission Européenne va se décider d’ici au 4 décembre si elle approuve la fusion. Ce délai pourrait s’allonger de 10 jours si l’Union Européenne décide qu’elle n’est pas d’accord avec les conditions du rachat en l’état. On rentrerait alors dans une phase de négociations entre Microsoft et la Commission afin de trouver un compromis.

Les autorités américaines et européennes se prononcent régulièrement sur des cas de fusions/acquisitions de grandes entreprises. Si elles le font, c’est pour éviter les cas de monopole sur un marché ou un segment, ou bien pour protéger certaines compétences d’entreprises locales et éviter qu’elles ne soient diffusées à l’étranger. Pour le cas de Microsoft/Nokia, on ne devrait pas avoir de problème de position dominante, Microsoft étant loin d’être le leader avec Windows Phone. Il pourrait toutefois y avoir des choses à redire au niveau des compétences, Nokia étant le dernier grand constructeur de smartphones véritablement européen. Il est toutefois peu probable que le rachat soit refusé.