Il y a quelques jours, Microsoft mettait en ligne la version Technical Preview de Windows 10 pour permettre aux professionnels de donner leur avis et tester le futur OS de la firme de Redmond. Bien évidemment, les particuliers y ont également accès. Pour tenter de connaîtres les habitudes des utilisateurs, Microsoft a recourt à des fonctionnalités dignes des pratiques de la NSA :  utilisation d’un keylogger et remontée d’informations personnelles vers les serveurs de la société.

Xbox One sous Windows 10

Lors de l’annonce de Windows 10 la semaine dernière, Microsoft a annoncé le programme Insider qui permet d’avoir accès à la version Technical Preview de l’OS, un genre de bêta-test grandeur nature. Le programme est accessible à quiconque (particulier ou professionnel) puisqu’il suffit de s’inscrire sur le site de Microsoft. Mais ceux qui rechignent à partager leurs données personnelles auront du mal avec cette Technical Preview. En effet, dans les conditions d’utilisation de la bêta du futur OS, Microsoft a détaillé les données rapatriées sur ses serveurs pour les disséquer et mieux comprendre l’utilisateur et ses habitudes sous Windows. Le but : ne pas refaire les erreurs du passé, c’est-à-dire proposer un système d’exploitation qui ne répond pas aux attentes des utilisateurs.

Parmi la longue liste des données récupérées par Microsoft (et partagées, si besoin avec des entreprises tierces partenaires), citons le nom de l’utilisateur, son adresse email, ses préférences et intérêts, la liste des fichiers et des recherches, les appels téléphoniques et SMS, la configuration de l’appareil, les données des capteurs ou encore les données relatives à l’usage des applications. Mais ce n’est pas tout puisque Microsoft utilise un keylogger : tous les mots tapés par l’utilisateur sur son clavier sont envoyés sur les serveurs de l’entreprise. Le but : améliorer le correcteur orthographique et le système d’autocomplétion des mots. Le microphone sert également à « espionner » l’utilisateur lorsqu’il est activé, pour rendre le système de reconnaissance vocale plus réactif et complet.

Ces informations peuvent être mises en lien avec l’article de Mary Jo Foley qui avait abordé Asimov, un système développé par les équipes Xbox pour permettre aux développeurs de Windows de voir pratiquement en temps réel ce qui se passait sur les ordinateurs des utilisateurs. Une manière de connaître les fonctionnalités qui plaisent aux utilisateurs et les travaux à entreprendre pour les mises à jour. La question maintenant est de savoir si ce système sera toujours présent lorsque Windows 10 sortira en version finale en 2015.