Une class action lancée contre Microsoft en 2007 a été validée par une cour de justice américaine. En cause, un défaut de fabrication du lecteur de CD de la Xbox 360 qui pouvait rayer des disques de jeu lorsque la console était déplacée. Microsoft doit maintenant s’expliquer devant la justice et traiter directement avec les 55 000 plaignants.

disque raye xbox

L’affaire débute exactement à la fin de l’année 2007, lorsque certains utilisateurs se plaignent devant un tribunal du fait que la Xbox 360 peut rayer des CD de jeux à cause de son lecteur CD défectueux. Lors du dépôt de cette plainte, Microsoft a concédé qu’il savait que certains lecteurs de CD pouvaient poser des problèmes, mais a affirmé dans le même temps qu’une infime quantité de consoles étaient touchées (0,4 % selon la société). Il a ensuite fallu attendre 2012 pour qu’un juge américain décide d’enterrer l’affaire, considérant qu’il n’y avait pas assez de plaignants pour créer une class action. On pensait alors que l’affaire n’irait pas plus loin.

C’était sans compter sans une ultime décision d’une cour de justice américaine, qui a rouvert le cas en mars dernier et a décidé au début de la semaine que la class action était bel et bien valide. La cour de justice en question réfute la décision du précédent juge et précise qu’il existe bel et bien un litige causé par Microsoft. La société américaine a désormais deux options : défendre son cas devant un tribunal ou négocier directement avec les 55 000 plaignants.

Il faut également noter que ce genre d’action ne devrait plus arriver à l’avenir. Ce n’est pas la première class action à laquelle doit faire face Microsoft, qui a déjà payé plus d’un milliard de dollars après les problèmes de « Red Ring of Death » de sa seconde console de salon. Désormais, il est clairement indiqué les CGU de la Xbox One sont rédigées de telle sorte que les class action sont maintenant impossibles. Une pratique que l’on retrouve également chez Sony et sa Playstastion 4 et Valve avec Steam.