Microsoft songerait sérieusement à porter les applications Android sur Windows Phone et Windows. 

Apps Android

« Embrasser, étendre, éteindre ». Cette phrase utilisée en interne chez Microsoft pour qualifier leur stratégie face à la concurrence dans les années 90 refait surface aujourd’hui. Côté mobile, la firme de Redmond est face à une concurrence écrasante, et se doit de réagir. Selon nos confrères de The Verge, « embrasser » Android serait son prochain projet, en rendant disponible les applications du bugdroid sur Windows Phone et Windows.

Il faut l’avouer : Microsoft est à la traîne sur mobile, surtout au niveau des applications. Les versions Windows Phone sortent la majorité du temps bien après leurs sœurs sur Android et iOS, ce qui peut repousser certains utilisateurs friands de « mobile gaming ». L’exemple le plus récent et qui restera le plus connu est Flappy Bird, qui n’est finalement pas arrivé à temps sur Windows Phone. La raison : les développeurs mobiles ne sont pas attirés par l’OS du géant américain, qui n’a encore que peu de parts de marché. Le portage d’applications Android serait-il la seule solution pour mettre un terme à ce cercle vicieux ?

A la lecture de cet article vous aurez sans doute un petit goût de déjà-vu : il y a quelques mois, BlackBerry avait (sans succès) décidé de porter les applications Android sur leur OS, pour éviter de sombrer. La situation dont on parle aujourd’hui reste cependant très différente : Microsoft et son OS mobile, bien qu’en difficulté face à Android et iOS, est en nette progression depuis environ un an, et gagne en parts de marché, notamment sur le territoire français, où Windows Phone représente d’ailleurs plus de 10% des smartphones en circulation, et 3,6 % dans le monde. Et après tout, comment peut-on comparer Microsoft à BlackBerry, quand on sait que le premier, à défaut d’être leader sur le mobile, bat tous les records de parts de marché dans le monde de l’informatique ?

 

Un chemin ardu et risqué ?

Des applications Android sur Windows Phone et Windows ? C’est loin d’être insurmontable. Android et Windows (et Windows Phone) étant basées sur des machines virtuelles (ce qui permet l’exécution d’applications) ayant la même architecture. Mais ça fait quand même pas mal de code, dans la mesure où il faut effectuer le portage d’applications d’une machine virtuelle, Dalvik (Android), à une autre, WinRT (Windows).

Là où sera le défi si ce projet venait à aboutir, c’est sur la manière de donner envie aux développeurs de garder l’interface « Metro », face à la possibilité de réaliser des applications Android (avec le style et le thème Holo qui va bien) sur Windows et Windows Phone. Côté consommateurs, il faudra faire pencher la balance pour faire acheter du matériel sous Windows et non sous Android… ou le compromis : les machines dual boot équipées de Windows et Android, qui fleurissent de plus en plus sur le marché.