Et de trois ! Quelques mois seulement après avoir sorti une Surface Pro 2 perfectible mais d’excellente facture, Microsoft décide de commercialiser une troisième version de sa tablette-PC. Sur le papier, la Surface Pro 3 possède de nombreux arguments pour séduire. À commencer par celui que reprend Microsoft depuis un an : cette tablette est capable de remplacer un PC ou un ultrabook. Autant nous en doutions un peu pour la précédente version, autant la Surface Pro 3 possède un peu plus d’arguments à ce niveau-là, à l’exception de son prix. Voici tout ce qu’il faut savoir sur la Surface Pro 3.

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Fiche technique de la Surface Pro 3

Pour le détail de la fiche technique, nous avons accolé les caractéristiques de la Surface Pro 3 à celle de la Surface Pro 2 de façon à bien voir les évolutions d’une génération à l’autre.

ProduitMicrosoft Surface Pro 3Microsoft Surface Pro 2
Système d'exploitationWindows 8.1 Pro (64 bits)Windows 8.1 Pro (64 bits)
ProcesseurProcesseur Intel Core i3, i5 ou i7 de 4e génération :
- Intel Core i3-4020Y @ 1,5 GHz (comprend une puce graphique Intel HD 4200)
- Intel Core i5-4300U @ 1,9 GHz - 2,9 GHz (comprend une puce graphique Intel HD 4400)
- Intel Core i7-4650U @ 1,7 GHz - 3,3 GHz (comprend une puce graphique Intel HD 5000)
Intel Core i5-4200U @ 2,3 GHz (comprend une puce graphique Intel HD 4400)
Mémoire Vive4 à 8 Go de DDR3 suivant les versions4 à 8 Go de DDR3 suivant les versions
StockageDisque dur SSD de 64, 128, 256 ou 512 Go selon les versionsDisque dur SSD de 64 à 512 Go selon les versions
Ecran12 pouces (2160 × 1440)10,6 pouces (1920 × 1080)
Ports1 port mini DisplayPort
1 port jack combiné sortie casque/entrée micro
1 port USB 3.0 standard
1 lecteur de carte microSDXC
1 connecteur pour clavier Microsoft Touch ou Type Cover (y compris ceux de la Surface Pro 2)
1 port mini DisplayPort
1 port jack combiné sortie casque/entrée micro
1 port USB 3.0 standard
1 lecteur de carte microSDXC
1 connecteur pour clavier Microsoft Touch ou Type Cover
WebcamUne caméra avant et arrière HD 720p (5 MP)Une caméra avant et arrière HD 720p
Sans filWi-Fi 802.11ac/a/b/g/n
Bluetooth 4.0
Wi-Fi 802.11a/b/g/n
Bluetooth 4.0
CapteursCapteur de luminosité ambiante
Accéléromètre
Gyroscope
Magnétomètre
Capteur de luminosité ambiante
Accéléromètre
Gyroscope
Magnétomètre
Type d'alimentation électriqueAdaptateur alimentation secteur avec connecteur propriétaire aimantéAdaptateur alimentation secteur 48 W avec connecteur propriétaire aimanté
Type de batterieBatterie Li-IonBatterie Li-Ion
Dimensions (L x P x H)292,1 × 201,4 × 9,1 mm274,5 × 173 × 13,46 mm
Poids800 grammes907 grammes
Couleur produitSilver (argent)Noir titane
Dans la boîteUn stylet Surface
L'alimentation 48W
Une licence Windows 8.1
Un feuillet de démarrage rapide
Un livret de garantie
Un stylet Surface
L'alimentation 48W
Une licence Windows 8.1
Un feuillet de démarrage rapide
Un livret de garantie
Garantie2 ans de garantie matérielle2 ans de garantie matérielle
Prix- 799 € pour la version Core i3 / 4 Go de Ram / 64 Go
- 999 € pour la version Core i5 / 4 Go de Ram / 128 Go
- 1299 € pour la version Core i5 / 8 Go de Ram / 256 Go
- 1549 € pour la version Core i7 / 8 Go de Ram / 256 Go
- 1949 € pour la version Core i7 / 8 Go de Ram / 512 Go
879 € pour la version 64 Go
979 € pour la version 128 Go
1279 € pour la version 256 Go
1779 € pour la version 512 Go

Dans les grandes lignes, la Surface Pro 3 gagne un pouce et demi sur sa diagonale d’écran par rapport à la Surface Pro 2 et atteint désormais 12 pouces. C’est une très grande tablette, donc, disposant par ailleurs d’une définition généreuse : 2160 × 1440 pixels. Malgré des dimensions plus importantes que sa grande sœur, la Surface Pro 3 est plus légère : 800 grammes au lieu de 907 pour la Surface Pro 2. La partie composant a également beaucoup changé. Alors que Microsoft ne proposait autrefois qu’un seul type de processeur, c’est maintenant trois processeurs différents (Core i3, i5 et i7) avec trois tarifs différents qui sont proposés. Le reste ne change pas tellement. Notez toutefois que si Microsoft ne communique pas dessus, il semble que la batterie a légèrement gagné en autonomie.

 

Une tablette plus grande et plus fine que son aînée

Elle est grande, massive et entièrement recouverte de simili-métal (du magnésium en fait), pas de doute, on est bien en présence d’une Surface Pro de Microsoft. Le design de cette nouvelle tablette reprend tous les points forts de la Surface 2. Les matériaux sont de qualité, une béquille est présente à l’arrière pour faire tenir la tablette à la verticale et la connectique se trouve exactement au même endroit que la Surface Pro 2. Du point de vue de la finition, Microsoft connaît son affaire : la Surface Pro 3 est un produit haut de gamme et on sent très vite qu’on en a pour notre argent.

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Microsoft a toutefois pris le temps d’écouter les critiques émises à l’encontre de la Surface Pro 2 et de les corriger. La Surface Pro 3 est donc un peu plus fine que son aîné : elle fait 9,1 mm d’épaisseur contre 13,46 mm pour la Surface Pro 2. Elle est plus légère de 100 grammes et ne pèse que 800 grammes. C’est beaucoup mieux que les 907 grammes de son aînée mais un peu plus lourd que la Samsung Galaxy Note Pro 12.2 qui fait 753 grammes. Car c’est une des plus importantes nouveautés de cette troisième itération, la Surface Pro 3 possède désormais une diagonale d’écran de 12 pouces au lieu de 10,6. Microsoft veut faire en sorte que sa Surface Pro soit aussi confortable à utiliser qu’un Ultrabook. Comme nous le verrons plus tard dans la partie écran, c’est plutôt réussi.

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Des changements certes mineurs mais appréciables

Quelques points de détails ont également été l’objet d’attentions de la part de Microsoft. La béquille, par exemple, a encore été améliorée par rapport à la Surface Pro 2. Cette dernière ne permettait qu’un nombre très limité de positions prédéfinies. La Surface Pro 3 de son côté permet autant de souplesse qu’on le souhaite, puisque la béquille est désormais dépendante de deux petits pistons qui permettent de régler la verticalité de la tablette de presque 90 degrés par rapport au bureau à 150 degrés pour une lecture presque horizontale. C’est ingénieux et pratique ! Il faut toutefois prendre le temps de se faire à ces pistons, puisque le dépliage de la béquille cause quelques frayeurs lors des premiers essais tant il faut forcer sur son déploiement. Des impressions toutefois trompeuses puisqu’à l’usage, ces pistons et la béquille se révèlent très solides.

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On sera en revanche un peu plus critique sur la connectique de l’appareil. C’est très simple, il n’y a eu aucun changement par rapport à la Surface Pro 2. On retrouve donc le port USB 3.0 standard et le port mini Display-port sur le côté droit, en haut de la tablette et le port de dédié à l’alimentation (légèrement modifié pour être un peu plus simple à brancher par rapport à la Surface Pro 2, soit dit en passant) en bas de ce même côté. Sur le haut se trouve le bouton d’allumage de la tablette, tandis que la tranche droite accueille les boutons de réglage du volume et le port jack. Sur la tranche inférieure se trouve le port destiné à accueillir le clavier Type Touch, identique à celui de la Surface Pro 2 et donc compatible avec les claviers de cette dernière. Pour terminer, derrière la béquille se cache un port de carte micro-SD.

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Cette connectique limitée reste le principal point faible de la Surface Pro 3. Il n’y a pas assez de port USB – ce qui oblige presque l’acheteur à prendre le clavier Type Cover – et l’on est toujours aussi dubitatif sur la pertinence du port mini-Display port qui est à peine plus répandu qu’en début d’année. Un port mini-HDMI aurait certainement eu plus de sens. Le problème de ce faible nombre de ports, c’est qu’il oblige le consommateur à acheter des adaptateurs souvent onéreux, qui viennent se rajouter au prix initial de la tablette. Et à 799 euros pour le premier prix, cette dernière n’est pas donnée !

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Des accessoires légèrement améliorés

Terminons ce tour du propriétaire par les accessoires. La Surface Pro 3 est vendue avec un nouveau stylet. Celui-ci comporte trois boutons (au lieu de deux précédemment) et peut aussi bien remplacer une souris que servir à écrire de façon manuscrite sur une application dédiée. Sur ce sujet, il faut bien noter que l’écriture sur OneNote est d’ailleurs bluffante tant elle semble naturelle. Bien conscient de la chose, Microsoft a fait en sorte qu’une pression sur le bouton « gomme » du stylet ouvre automatiquement – même si la Surface Pro 3 est en veille – l’application de prise de note manuelle. Il faut enfin noter que, contrairement à la Surface Pro 2, ce stylet ne possède plus de port aimanté dédié placé sur le côté de la tablette, mais s’attache désormais sur un clavier Type Cover grâce à un petit bout de tissu très moche.

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Terminons enfin sur les claviers dédiés à la Surface Pro 3. À l’occasion de la sortie de cette nouvelle tablette, Microsoft a commercialisé un nouveau clavier, un Type Cover pour Surface Pro 3 vendu 129,99 euros. Pour ce prix, on dispose d’un clavier avec des touches physiques qui peut aussi bien s’utiliser à plat qu’être relevé grâce à des aimants placés sur le clavier. L’écriture se révèle d’ailleurs assez bonne, même si la trop courte course des touches ne rend pas la frappe aussi confortable que sur un clavier d’ordinateur portable classique. Heureusement, le port USB permet de brancher n’importe quel autre clavier classique à la tablette. Notez enfin qu’il est tout à fait possible de brancher les anciens claviers Type et Touch Cover de la Surface Pro 2 à la Surface Pro 3. Leur largeur est toutefois moins importante que la tablette, ce qui rend la frappe un peu moins évidente. Mais si cela permet d’économiser 130 euros…

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Le clavier en position basse…

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… et en position haute. Un système d’aimant se charge de le maintenir collé à la tablette.

 

Des performances au rendez-vous mais une chauffe trop importante

L’autre changement majeur entre la Surface Pro 2 et la Surface Pro 3 concerne les processeurs. Microsoft veut vendre la Surface Pro 3 comme un ultrabook et à ce titre il propose désormais une large gamme de processeurs dans sa tablette. Alors que la Surface Pro 2, quel que soit le modèle choisi, proposait uniquement un processeur Intel Core i5 4200 U cadencé à 2,3 GHz, la Surface Pro 3 se décline désormais en cinq modèles avec trois processeurs différents.

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Les Surface Pro 3 de premier prix proposent ainsi un « petit » processeur Intel Core i3 à double cœur cadencé à 1,5 GHz. Le milieu de gamme propose un Core i5 à quatre cœurs cadencé à 2,5 GHz (c’est justement notre modèle de test), tandis que le haut de gamme permet d’avoir un processeur Core i7, toujours à quatre cœurs et cadencé à plus de 2,5 GHz. Qu’est-ce que cela change au quotidien ? Nous serions bien en peine de le dire. Sur notre version de test avec un Core i5, nous n’avons jamais subi le moindre ralentissement sur la majorité des logiciels installés. Surfer sur Internet ne fait pas broncher la Surface Pro 3, la lecture de vidéo sur VLC ne semble pas l’atteindre plus que cela, et la décompression de fichier de centaines de Mo avec 7-zip ne lui pose aucun problème.

On sera en revanche beaucoup plus critique sur les jeux. Comme pour la Surface Pro 2 à l’époque, nous avons installé Hearthstone, un jeu de cartes édité et développé par Blizzard, qui tourne sous un moteur graphique loin d’être gourmand : Unity. Et alors que l’on pouvait facilement jouer une à deux heures sans problème à Hearthstone avec le Surface Pro 2, la Surface Pro 3, en revanche chauffe tellement que nous avons systématiquement été obligés d’arrêter de jouer passé les 15 minutes. Et par chauffe, je veux bien dire que la tablette était vraiment brûlante, voire impossible à poser sur des genoux non protégés par un pantalon. La ventilation s’activait également très bruyamment, ce qui n’est pas très rassurant quant à la longévité de cette tablette.

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Hearthstone tourne bien sur la Surface Pro 3 mais fais chauffer la tablette plus que de raison.

Alors que se passe-t-il et pourquoi la Surface Pro 3 chauffe-t-elle autant ? Si nous n’avons pas de certitude quant aux raisons de cette chauffe aussi conséquente, nous pensons qu’en réduisant au maximum l’épaisseur de sa nouvelle tablette, Microsoft a dû faire des compromis sur le refroidissement. Il n’y a rien à redire 80 % du temps, quand on n’utilise pas des applications trop gourmandes. Mais dès qu’il faut lancer un jeu ou un logiciel qui demande à utiliser le processeur ou le GPU, la tablette s’affole et déclenche un ventilateur assez bruyant. Comme pour la Surface Pro 2, la Surface Pro 3 n’est pas faite pour jouer et encore moins pour être exploitée au maximum de ses capacités. Le bon point, c’est que la tablette est capable de refroidir en moins de 5 minutes grâce à son très bon revêtement et ses dissipateurs thermiques. Ouf.

 

Au quotidien : un très bon PC, une tablette moyenne

Microsoft a beau avoir légèrement modifié sa communication autour de sa tablette, la Surface Pro 3 s’utilise de la même façon que la Surface Pro 2. Il s’agit bel et bien avant tout d’un PC bureautique inséré dans une tablette. Et à ce titre, c’est encore une version complète de Windows 8.1 (et non Windows 8 RT, comme sur la Surface 1 et 2) qui est installée sur la Surface Pro 3. On ne va pas revenir sur toutes les fonctionnalités de Windows 8 pour PC. Son avantage évident sur une tablette de ce type, c’est que l’on a un accès complet au bureau Windows et qu’il est possible d’installer n’importe quel logiciel compatible avec Windows XP, Vista ou 7. Pas de problème de VLC, d’application Spotify, de flash, de navigateur web, répétons-le encore une fois, tout ce qu’un PC classique peut installer, la Surface Pro 3 peut l’installer.

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Sur notre version 128 Go, seuls 113 Go étaient réellement disponible.

Est-ce que le format de la Surface Pro 3 en fait d’elle une excellente remplaçante à un PC classique ? C’est un peu plus difficile à dire. En situation de mobilité, tout dépend du clavier que vous choisissez d’attacher à cette tablette, le Type Cover dédié à la Surface Pro 3 est – à mon goût – trop inconfortable pour travailler correctement dessus. En tant que tablette, son poids l’handicape beaucoup : impossible de tenir la Surface Pro 3 à bout de bras plus de quelques minutes. Microsoft n’a pas inclus une excellente béquille pour rien. L’écran s’avère quant à lui excellent. Non seulement il dispose d’une très bonne luminosité et de couleurs qui me semblent vraiment fidèles, mais en plus le fait que l’écran a gagné en taille le rend encore plus confortable à utiliser au quotidien. En tout cas, l’écran est plus lisible sur cette Surface Pro 3 que sur la Surface Pro 2 : les icônes sont  un peu plus grandes et les textes des documents et des pages web sont bien plus faciles à lires. Cet écran rapproche la troisième version de la Surface Pro 3 d’un véritable PC. On ne va pas s’en plaindre, c’était l’un des défauts majeurs de sa grande sœur.

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OneNote est un excellent logiciel de prise de note manuscrite.

Des petits défauts hérités de la Surface Pro 2

Microsoft n’a toutefois pas tout corrigé. Les petits défauts agaçants de la Surface Pro 2 sont toujours là. À commencer par la pauvreté des logiciels installés par défaut sur la Surface Pro 3. C’est bien simple, il n’y a rien à l’exception des programmes de Windows 8 par défaut et surtout Office manque toujours à l’appel. Je veux bien que Microsoft ne l’offre pas sur les premiers prix, mais son absence est criante sur les modèles qui dépassent les 1500 euros. Un petit effort ne ferait pas de mal. Toujours dans les défauts pénibles, les deux caméras dorsales et frontales partagent la même médiocrité. En fait, il semble que ce sont les mêmes appareils photo que la Surface Pro 2, ce qui est tout sauf une bonne nouvelle. Les deux capteurs disposent chacun de 5 millions de pixels et sont capables de prendre des clichés et des vidéos en HD, mais ne possèdent ni flash ni autofocus. Ils sont tout juste bons à prendre quelques clichés d’ordre pratique et à réaliser des appels en visio. Pour le reste, la qualité des photos est très mauvaise.

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Office n’est toujours pas installé sur la Surface Pro 3. Et c’est vraiment dommage.

Une autonomie à la hausse

Le dernier point, et c’est une bonne nouvelle, c’est que l’autonomie de la Surface Pro 3 est légèrement meilleure que celle de la Surface Pro 2. Ce n’est évidemment pas énorme, puisque l’on passe de 6 ou 7 heures sur un usage bureautique avec la Surface Pro 2 à presque 9 heures sur la Surface Pro 3. Difficile de dire si Microsoft a augmenté la taille de la batterie de sa tablette (sur laquelle il ne communique pas) où s’il a simplement optimisé la partie consommation d’énergie des ses composants. Dans tous les cas, un surplus d’autonomie est une excellente nouvelle sur ce genre d’appareil.

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Il n’y a pas de mode d’économie d’énergie ou de de mode performance dans la Surface Pro 3. Tout juste peut-on régler la luminosité pour économiser la batterie.

 

Notre Verdict

design
Outre l'agrandissement de son format, la Surface Pro 3 accueille une foule de discrète nouveautés appréciables : un meilleur stylet, une béquille plus souple ou encore une fiche d’alimentation plus pratique. Mais la connectique, trop peu importante, reste encore son point faible.
8
performances
Microsoft a opté pour la flexibilité avec la Surface Pro 3, puisqu’il est désormais possible de choisir parmi trois processeurs différents. C’est bien, mais cela se traduit aussi par une chauffe très (trop) importante de la tablette
7
logiciel
Rien à redire au niveau de l’aspect logiciel, il s’agit de Windows 8.1 pour PC dans une version complète. Dommage toutefois qu’Office ne soit pas pré-installé ni offert.
9
écran
L’écran de 12 pouces de la Surface Pro 3 est excellent. Les couleurs sont fidèles et la luminosité est excellente. On apprécie également la taille généreuse de l’écran qui permet une meilleure lecture des documents et des pages web.
8
autonomie
L’autonomie est à la hausse par rapport à la Surface Pro 2. Comptez environ 8 à 9 d’autonomie pour une utilisation bureautique et deux fois moins pour des jeux ou des applications gourmands. Pour un produit de cette taille, c’est excellent.
8
caméra
On prend les mêmes et on recommence. Les appareils photo de la Surface Pro 3 sont les mêmes que la Surface Pro 2. Ils n’ont pas de flash ni d’autofocus et se révèlent très médiocres.
3
10
Meilleure note
Notre avis
08/10
Plus PC et moins tablette, voilà comment on pourrait décrire les évolutions de cette Surface Pro 3 par rapport à la Surface Pro 2. Microsoft a fait le choix, judicieux à notre sens, de faire en sorte que sa tablette bâtarde ressemble plus à un PC en agrandissant la taille de son écran et en proposant plus de souplesse au niveau des composants. De fait, Microsoft peut maintenant légitimement annoncer que la Surface Pro 3 peut remplacer un ordinateur portable : l’appareil possède tout ce qu’il faut pour le substituer. Que ce soit au niveau des performances, de la mobilité ou de l’aspect logiciel, le cahier des charges est bien rempli. La Surface Pro 3 est certainement le produit le plus abouti de Microsoft dans sa gamme de Surface Pro.

Pour autant, est-ce qu’on vous conseillera de remplacer votre PC portable par une Surface Pro 3 ? C’est plus difficile. D’abord, et surtout, parce que Microsoft a encore la main trop lourde sur les prix. Une bonne Surface Pro 3 avec un processeur digne de ce nom coûte minimum 1000 euros, sans clavier. Et il faut rajouter 130 euros environ pour avoir ce dernier. Comparé un ultrabook disposant d’office d’un clavier plus pratique, certainement moins cher, peut-être sans écran tactile, mais néanmoins beaucoup plus confortable au quotidien, le choix est vite fait. Ce tarif trop élevé de la part de Microsoft est en tout cas vraiment gênant lorsque vient le moment de faire un choix entre un véritable ordinateur portable et la Surface Pro 3. D’autant plus quand on commence à se dire qu’il manque un clavier ET Office…

La Surface Pro 3 est un beau produit, bien fini, puissant, beau, mais encore beaucoup trop cher et incomplet sur certains points. Microsoft continue de penser qu’un certain public s’intéresse à sa tablette. Il vise les professionnels, mais chez le grand public, peine à trouver ses arguments.
design
08
performances
07
logiciel
09
écran
08
autonomie
08
caméra
03
  • Un design toujours aussi réussi
  • Un très bon écran de 12 pouces
  • Windows 8.1 avec tous ses avantages
  • Autonomie encore à la hausse
  • Une béquille encore plus pratique qu’auparavant
  • Plus proche d’un PC que d’une tablette
Pour
Contre
  • Toujours trop cher, toujours vendu sans clavier toujours vendu sans Office
  • Des problèmes de chauffe encore plus présents que sur la Surface Pro 2
  • Des appareils photos toujours aussi mauvais
  • Plus proche d’un PC que d’une tablette