C’était la grande surprise de la conférence du 6 octobre 2015, Microsoft se lance dans le marché de l’ordinateur portable avec le Surface Book. Une machine ultra haut de gamme pensée d’abord comme un PC avant d’être un hybride 2-en-1. Le Surface Book est maintenant disponible en France et nous avons pu le tester.

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Ce test a été réalisé du 20 au 29 février lorsque je me suis rendu à Barcelone pour couvrir le Mobile World Congress. J’ai donc troqué ma Surface Pro 3 pour ce Surface Book et j’ai écrit l’intégralité de mes articles sur place avec la machine. Ceci m’a permis de tester la machine en situation réelle et d’être intransigeant, le moindre problème pouvant ralentir mon travail.

Fiche technique du Surface Book

Avec un prix débutant à 1649 euros, Microsoft place son Surface Book en concurrence frontale avec le MacBook Pro d’Apple. Rares sont les fabricants de PC à s’aventurer sur ce marché, surtout pour des produits vendus au grand public, en magasin. Cela laisse le champ libre à Microsoft pour ne pas froisser ses partenaires.

ProduitMicrosoft Surface BookApple MacBook Pro RetinaLenovo Yoga 900
Ecran13,5 pouces 2:3 3000 x 2000 pixels (267 ppp)13,3 pouces 16:10 2 560 x 1 600 pixels (227 ppp)13 pouces 16:9 3200 x 1800 pixels (282 ppp)
ProcesseurIntel Core i5-6300U ou i7-6600UIntel Core i5-5257U, Intel Core i5-5287U ou Intel Core i7-5557UIntel Core i5-6200U ou i7-6500U
Mémoire Vive8 ou 16 Go8 ou 16 Go8 Go
Puce GraphiqueIntel HD Graphics 520 + puce Nvidia dans le clavier (optionnel)Intel Iris Graphics 6100Intel HD Graphics 520
StockageSSD 128, 256 ou 512 Go (PCIe)SSD 128, 256 ou 512 Go (PCIe)SSD 512 Go (SATA 3)
Ports2 USB 3.0, lecteur SDXC, jack 3,5 mm, DisplayPort, et un Surface Connect2 USB 3.0, lecteur SDXC, jack 3,5 mm, 2 Thunderbolt 2, HDMI et un MagSafe 22 USB 3.0, lecteur SDXC, 1 USB 3.0 Type C avec sortie vidéo, port d'alimentation avec fonction USB 2.0
Autonomie annoncéeJusqu'à 12 heure en lecture vidéoJusqu'à 12 heure en lecture vidéojusqu'à 9h en lecture vidéo
Dimensions232,1 x 312,3 x 13 -22,8 mm219 x 314 x 18 mm225 x 324 x 14,9 mm
Poids1,58 kg1,58 kg1,29 kg
Prix1649, 2069, 2319 ou 2919 euros1449, 1649 ou 1999 euros1499 ou 1599 euros

Nous avons donc comparé les caractéristiques techniques du Surface Book avec le Macbook Pro Retina d’Apple et le Lenovo Yoga 900. Pour une comparaison détaillée de leurs fiches techniques, vous pouvez consulter cet article dédié.

Un PC portable avant d’être une tablette

Le Surface Book inaugure donc un nouveau segment de produit pour Microsoft. Même si les lignes de design rappellent les Surface Pro, notamment l’utilisation de l’alliage VaporMG, la machine est bien différente de la gamme Surface classique.

Surface Book 1

Oubliez le pied ajustable et le clavier couverture des Surface, on est ici face à un PC portable plus traditionnel. La machine est fournie avec son clavier et y est attachée par défaut, c’est son premier mode d’usage. Microsoft n’abandonne pas pour autant le marché de l’hybride, puisque l’écran peut se détacher du clavier grâce à un nouveau type de charnière sur lequel nous reviendrons plus tard.

Comme l’écran peut fonctionner de façon indépendante, c’est en réalité dans celui-ci que l’on retrouve l’essentiel des composants : le processeur, la mémoire vive ou le stockage. Le clavier ne comporte que la puce graphique Nvidia, disponible selon les modèles, 75 % de la batterie de la machine (25 % restent dans l’écran) et les ports. En effet, contrairement à la Surface Pro, la partie tablette ne comprend pas de port USB et il faudra donc brancher le dock Surface ou le clavier pour y connecter des périphériques. Cela permet à la tablette de s’affranchir de l’épaisseur nécessaire à l’intégration d’un port USB.

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Le choix d’installer un processeur de la gamme Core U d’Intel, et non de la gamme Core M, offre un surplus de puissance à la machine, mais oblige Microsoft à ventiler la tablette. On retrouve donc le système de ventilation périphérique qui a fait ses preuves avec la Surface Pro 3 et 4. Comme sur les autres tablettes de Microsoft, le gyroscope détecte l’orientation de la tablette pour toujours souffler l’air vers le haut et ainsi, mieux dissiper la chaleur.

Malgré la présence d’une ventilation, la tablette reste extrêmement fine avec seulement 7,7 mm d’épaisseur, c’est à peine plus que les 6,9 mm du MateBook de Huawei. La balance affiche seulement 726 g pour la tablette. Avec son grand écran de 13,5 pouces, la densité est faible et elle parait très légère en main.

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Dans ce mode, vous n’aurez le droit qu’à 2 ou 3 heures d’autonomie, ce qui montre que cette machine est avant toute pensée comme un PC portable se transformant éventuellement en tablette. Avec une autonomie si faible, les usages du mode tablette sont assez restreints. Il permettra surtout de montrer quelque chose facilement sans le poids du clavier ou pour une petite session de prise de note. Lors de ma prise en main du Huawei Matebook, je n’ai pas emporté le clavier et j’ai pu facilement prendre en note mes remarques, avec le stylet.

Surface Book clipboard clavier

Il est également possible de connecter l’écran à l’envers pour bénéficier d’un mode tablette avec la puissance de la puce graphique Nvidia, les ports et surtout l’autonomie complète de la machine. Cependant, ce mode ne nous a pas convaincus. Avec son clavier, la machine pèse 1579 grammes, ce qui est léger pour un ordinateur, mais très lourd pour une tablette. Ce mode sera réservé pour une session de prise de note ou de dessin à un bureau avec l’appareil posé. Notons tous de même un avantage du système face aux ultrabook utilisant un écran rotatif, comme les Yoga de Lenovo : lorsque l’écran est connecté dans cette position, le clavier est derrière l’écran et on ne sent donc pas ses touches sous les doigts.

La charnière : une bonne idée, mais pas sans défauts

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L’hybridité du Surface Book vient de la fameuse charnière dont nous parlions plus haut. Cette charnière est le point le plus marquant du design du Surface Book. Elle se décompose en deux parties. D’une part, la charnière elle-même permet d’ouvrir l’ordinateur comme un PC portable. Le mécanisme ressemble à une chenille qui se déplie. L’autre partie, c’est l’attache électrique qui maintient l’écran fermement connecté au clavier. Un appui sur la touche de détachement, située en haut à droite du clavier, permet d’envoyer une impulsion pour relâcher la tension de la charnière.

Ce système permet, sur le papier, de cumuler écran détachable et charnière solide similaire à ce qu’on trouve sur un PC. Dans la pratique, il pose plusieurs problèmes. D’abord, il faut maintenir enfoncée la touche de détachement pendant plusieurs secondes avant de pouvoir détacher l’écran. Même après ces secondes, l’écran est plutôt difficile à détacher. Le mécanisme est beaucoup moins rapide et instinctif que l’attache magnétique de la Surface Pro.

Enfin, lorsque la machine est refermée, la charnière ne se replie pas totalement, ce qui laisse un espace en haut du clavier. Une différence esthétique qui ne plaira pas à tout le monde.

Surface Book charnière

Le plus gros problème rencontré avec cette charnière est l’angle maximum d’inclinaison de l’écran. L’écran ne peut pas être poussé autant en arrière que sur des PC portables classiques. Sur la photo comparative ci-dessous, l’écran du Surface Book est repoussé au maximum. On comprend que la charnière impose certaines limitations, mais l’angle est ici trop restreint. À l’usage, cet angle m’a gêné de nombreuses fois, là où je n’aurais pas eu de problème avec la Surface Pro 3 et son pied ajustable.

Concernant la charnière, on sent donc bien que l’on a affaire à un produit de première génération. Nul doute que le Surface Book 2 corrigera la plupart des inconvénients mentionnés ici.

Un port Jack bizarrement placé

Terminons le tour du design de cet appareil, sur lequel il y avait beaucoup à dire, par la question des ports disponible sur la machine.

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Comme on l’a vu, on ne retrouve aucun port USB au niveau de l’écran, mais on y trouve en revanche le port Jack audio de la machine. Microsoft a probablement souhaité qu’on puisse utiliser la tablette seule avec un casque. Le problème, c’est que ce port est bizarrement placé puisqu’une fois la tablette installée sur le clavier, le port Jack se retrouve en haut à droite de la machine. Y brancher un casque signifie souvent se retrouver avec un câble passant devant l’écran et traversant une partie du clavier.

Il aurait mieux valu que le port Jack soit plutôt situé sur l’écran, mais vers le bas de ce dernier. J’imagine qu’une tel implémentation était impossible à cause de la charnière, qui doit prendre de la place en interne.

Surface book ports gauche

Sur la base, on retrouve deux ports USB 3.0 et un lecteur de carte SD standard à gauche. Ces trois ports sont reliés, en interne, à un hub USB 3.0  qui permet au lecteur de carte d’être compatible avec les cartes UHS-II. J’ai pu copier sans problème, et rapidement, les photos de ma carte SD UHS-I U3 vers un disque dur USB 3.0 2,5″ tout en étant relié par Ethernet via un adaptateur USB 3.0 / RJ45.

Enfin, on trouve un port DisplayPort et un port d’alimentation Surface Connect sur la droite de la base. Profitons-en pour rappeler l’excellente idée de Microsoft d’inclure un port USB de recharge sur l’adaptateur secteur des produits Surface.

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Je ne comprends pas pourquoi cette idée n’a pas été mille fois copiée par ses concurrents. Cela permet de recharger l’ordinateur en même temps que son smartphone sans encombrer l’un des ports USB de la machine. Pratique, surtout lorsque l’on a qu’une seule prise électrique à disposition dans le train ou à l’aéroport.

Le meilleur écran du marché

Microsoft reprend une fois de plus les bons éléments de sa gamme Surface, à savoir un écran au format 2/3 qui propose un bon espace d’affichage aussi bien en paysage qu’en portrait.

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Lorsqu’on a goûté à l’écran du Surface Book, il est très difficile de revenir à d’autres machines. Il cumule très bonne luminosité, justesse des couleurs, bon taux de contraste et une latence imperceptible.

Avec une définition de 3000 par 2000 pixels, la résolution de l’écran est également très bonne. Je ne pense pas avoir déjà rencontré un meilleur écran sur tablette, PC fixe ou PC portable confondu. C’est véritablement le point le plus positif de la machine et sur lequel je n’aurais aucun reproche à faire. Avec son écran de 13,5 pouces au format 2:3, j’ai trouvé la surface d’affichage très confortable pour travailler tout en gardant un PC portable plutôt compacte à transporter. Là aussi, on aimerait voir la concurrence adopter au plus vite ce format, que ce soit sur ordinateur ou sur tablette.

Que dire de plus, si ce n’est que les bordures autour de l’écran sont également assez fines sans l’être incroyablement. Comme sur la Surface Pro 4, Microsoft abandonne le bouton Windows en façade et il faudra se contenter du bouton Windows virtuel, en bas à gauche de la barre des tâches.

Un clavier remarquable

Microsoft a un long historique dans la conception de claviers et le prouve une fois de plus avec ce Surface Book. Avec un form factor similaire au MacBook Pro, le fabricant avait tout l’espace nécessaire pour l’intégration du clavier. Le résultat est un clavier aux touches bien espacées et à la frappe très agréable. Comme souvent sur cette gamme de machines, ce clavier est rétroéclairé, un bon point qu’il faut tout de même noter.

Microsoft reprend le touchpad utilisé sur les Type Cover de Surface tout en l’agrandissant. Il est assez large et très agréable à utiliser, si bien que ma souris Bluetooth est restée dans mon sac toute la semaine. Il est en revanche un peu trop sensible, il avait tendance à détecter l’appui avec deux doigts alors qu’un seul le touchait effectivement.

clic droit touchpad

Par défaut, cela cause la détection d’un clic droit par Windows 10, une option que j’ai rapidement désactivée pour éviter les clics droits intempestifs.

Des performances surprenantes en jeu

Du côté des performances, le Surface Book reprend la très bonne base des Surface Pro avec un processeur Intel Core i5 ou i7 de 6e génération et au moins 8 Go de RAM. Le modèle que j’ai testé était le dernier de la gamme avec 512 Go de stockage sur SSD et une puce graphique Nvidia Geforce.

CPU et GPU Z

J’ai été étonnamment et positivement surpris par les performances de cette puce Geforce. Les joueurs PC sauront que la marque Nvidia seule ne veut pas dire grand-chose et n’est pas systématiquement synonyme de performances de pointe, surtout sur de l’ultramobile.

GTA V test performance vinewood

En fin de compte, nous avons pu faire tourner plusieurs jeux à la mode sans aucun problème. Bien entendu pour jouer dans de bonnes conditions, il ne faudra pas utiliser la résolution native et souvent régler les paramètres sur moyen. Mais on peut quand même jouer à des jeux ambitieux avec cette machine.

Sur GTA V avec une définition réglée à 1920 x 1080 pixels, les textures sur élevés et sans la synchronisation verticale nous obtenons 49 images par seconde en moyenne. Sur la durée du test, les performances oscillent entre 35 et 55 images par seconde.

Processeur et stockage rapide

Bien entendu, les performances de la machine avec le jeu vidéo dénotent de ses performances générales. Le jeu vidéo étant réputé pour être l’une des tâches les plus complexes pour une machine.

Comme avec ma Surface Pro 3, je n’ai rien à redire sur les performances du processeur ou du SSD embarqué. Ils permettent tous les types d’usages bureautiques, alliés à une jolie quantité de mémoire vive. Je n’ai pas fait de montage vidéo et je ne pourrais pas discuter des performances sur ce genre d’application ici. En revanche, le Surface Book a su encaisser les multiples onglets sous Google Chrome en parallèle d’un peu de retouche photo, sans jamais me poser de problème.

Dans mon utilisation, je n’ai pas ressenti les limites de la machine et c’est finalement ce qu’on lui demande.

Le stylet et Windows Hello

Avec le Surface Book et la Surface Pro 4, Microsoft a légèrement amélioré le déjà très bon stylet que le fabricant proposait avec la Surface Pro 3. Ce Surface Pen édition 2016 ajoute surtout un aimant sur la tranche qui est plutôt puissant et tiendra très bien sur le côté de l’écran. Il peut toujours glisser dans le sac, mais l’essentiel est qu’ils restent accrochés lorsqu’on bouge avec la tablette. Il troque également le bouton dorsal violet de l’année dernière pour une gomme grise qui fait toujours office de bouton.

Surface Pro Stylet

Il est donc à la fois possible de gommer très simplement, avec un frottement sur l’écran, mais aussi d’ouvrir OneNote, le logiciel de prise de note, d’un clic. Je n’ai pas pu tester l’autonomie du stylet puisqu’il est prévu pour durer pendant un an avec sa pile AAAA. Cependant, je ne pense pas que l’autonomie annoncée soit surestimée puisque c’est effectivement le genre d’autonomie que j’ai obtenue avec le stylet de ma Surface Pro 3.

WIndows Hello

Une autre fonctionnalité intégrée au Surface Book est Windows Hello, l’authentification par biométrie made in Microsoft. Le Surface Book intègre une caméra compatible Hello et la reconnaissance fonctionne très bien, lorsque la caméra s’allume. Une fois configuré, le système de reconnaissance s’activera à chaque sortie de veille ou allumage de la machine. Une animation caractéristique s’affiche à l’écran et indique que l’ordinateur cherche votre visage puis en quelque dixième de seconde vous reconnait. Le système est réussi, car plus rapide à reconnaître l’utilisateur que celui à déverrouiller l’ordinateur et rentrer le code pin.

Seul problème, probablement logiciel, il est arrivé plusieurs fois que Windows n’arrive pas à déclencher la caméra et empêche donc Windows Hello de fonctionner. Un problème qui semble récurent, d’après les forums discutant du sujet, et espérons que Microsoft corrige le problème.

Une autonomie dans la moyenne haute

Abordons maintenant l’un des points les plus importants de la machine, son autonomie. Comme je l’ai dit précédemment, la tablette seule est capable de tenir environ 2h en utilisation, mais combien d’heures arrivent à tenir la machine complète ?

Autonomie batterie 1

Dans mon usage, qui comprenait la rédaction d’articles sur Chrome, un peu d’édition d’image et l’alimentation de plusieurs périphériques (notamment le disque dur),  j’ai pu tenir en moyenne entre 6 et 8h. Ce chiffre inclut les moments où la machine est en veille, j’ai tout simplement relevé à quelle heure j’ai débranché la machine et à quelle heure j’ai du la rebrancher.

Microsoft annonce une autonomie de 12h en lecture vidéo que je trouve un peu surestimée, mais atteignable en coupant le Wi-Fi et en jouant avec la luminosité de l’écran. Malgré tout à l’usage, je trouve l’autonomie du Surface Book toujours insuffisante et en deçà de ce que propose la concurrence. Google Chrome se montre particulièrement énergivore sous Windows, mais ni Microsoft Edge ni Internet Explorer ne proposent les fonctionnalités dont j’ai besoin quand je travaille. Microsoft doit au plus vite proposer un navigateur complet consommant très peu.

Ce que je reproche surtout au Surface Book, c’est la mauvaise gestion de la batterie de Windows qui rend l’autonomie très aléatoire et peu prévisible. Windows étant un système complexe et multitâche, il suffit de laisser un peu trop d’onglets de Chrome ouvert  pour augmenter drastiquement la consommation de la machine. Intel et Microsoft ont fait des progrès ces dernières années, mais il faudra continuer ce travail. Là encore, une Surface Book 2 avec une nouvelle génération de puce améliorera probablement la situation.

Aucun problème de veille

La sortie différée du Surface Book en Europe a du bon pour les utilisateurs. Les tests de la presse américaine et les retours des utilisateurs outre-Atlantique avaient détecté une mauvaise gestion de la veille par Microsoft sur les produits Intel Skylake (Surface Pro 4 et Surface Book) qui pouvait se traduire en une chauffe excessive de la machine dans le sac, quand vous pensiez la machine en veille. Ce problème a été résolu par les équipes de Microsoft peu de temps avant sa commercialisation en Europe et je n’ai rencontré aucun problème de ce côté.

 

Notre Verdict

design
Si Microsoft a prouvé une chose avec la gamme Surface, c'est qu'il excelle dans la conception de beaux produits bien finis. Le Surface Book n'échappe pas à cette règle, mais perd des points à cause de quelques erreurs de jeunesse.
8
performances
Le Surface Book est d'abord un ultraportable et ne pourra donc évidement pas rivaliser avec un PC classique. Dans sa catégorie, cela reste une machine très performante capable de réaliser agréablement des taches avancée de bureautique. Attention, pour avoir la puce Nvidia, il faudra débourser au moins 2069 euros.
9
logiciel
L'usage tablette étant secondaire sur ce produit, l'état du Windows Store est moins pris en compte, d'autant qu'il commence à se remplir. Pour autant et malgré une mise à jour en novembre, Windows 10 est encore jeune et manque parfois de finitions. Un navigateur natif, performant et optimisé pour la machine serait souhaitable.
8
écran
Le bijou de cette machine. L'écran du Surface Book est tout simplement bluffant et devrait être source d'inspiration de la concurrence. Bravo à Microsoft pour le choix du format 2:3, une réussite. Hormis un passage à l'OLED, il est difficile d'imaginer ce qui pourrait être amélioré pour une prochaine génération.
10
autonomie
Le Surface Book est l'une des machines les plus autonomes sous Windows à ce jour. Malheureusement, cela reste toujours en deçà de ce que fait Apple sous OS X. L'appareil perd des points à cause d'un manque d'optimisation de Windows et d'un côté un peu trop aléatoire dans la gestion de la batterie.
7
caméra
Malgré le rachat de Nokia Mobile et sa technologie pureview, Microsoft ne propose toujours pas de caméra de qualité sur ses produits Surface. On imagine mal utiliser l'appareil photo sur une tablette 13" pour autre chose que scanner un document. La caméra en façade est un peu plus convaincante, elle est en plus compatible avec Windows Hello.
5
10
Meilleure note
Notre avis
07/10
Le Surface Book est une machine remarquable. Très bien conçu et à la qualité de fabrication irréprochable, le premier PC portable de Microsoft se montre très performant et réalise plutôt bien ce pourquoi il a été conçu, faire briller l’écosystème Windows en montrant qu'il est possible de construire des machines de premier ordre.

En revanche lorsqu'on prend en compte le prix du Surface Book, à partir de 1649 euros, et surtout le stockage proposé, à partir de 128 Go, il devient difficile de conseiller cette machine en l'état. Son prix met également en exergue les quelques défauts relevés.

Si vous pouvez vous contenter d'aussi peu de stockage, ou que vous êtes prêt à investir plus de 2000 euros dans un ultraportable, le Surface Book est toutefois une machine de rêve.
design
08
performances
09
logiciel
08
écran
10
autonomie
07
caméra
05
  • Les performances de premier ordre
  • L'écran sans défauts
  • Un design soigné
  • Le stylet amélioré et pratique
  • Le service client Surface
Pour
Contre
  • Le rapport stockage / prix !
  • Une autonomie un peu en dessous de nos attentes
  • Quelques erreurs de design (port jack et angle d'ouverture..)
  • Le prix ! (oui, vraiment)
  • Seulement 128 Go pour le modèle de base : en 2016 c'est non