A l’heure où l’on parle de Windows 8.1, avec son cortège de nouveautés, et où l’on commence à envisager un futur Windows 9 pour PC, il est une version de l’OS de bureau qui vit encore ses heures de gloire. J’ai nommé Windows 7 qui, avec près de cinq années au compteur, est encore présent sur la moitié des ordinateurs fixes et portables.

Windows 7

La dernière étude de NetMarletShare est sans appel pour Windows 8.1, pourtant présenté il y a maintenant deux ans : loin d’avoir emporté l’adhésion des foules, il semble subir une forme de syndrome Windows XP. Rappelez-vous cette version du système d’exploitation : elle n’avait pas su se laisser détrôner par Windows Vista, unanimement décrié pour son manque d’ergonomie, et avait attendu Windows 7 pour commencer à perdre du terrain. Aujourd’hui, XP a tiré sa révérence, tandis que Windows 8, tout juste mis à jour vers sa mouture 8.1, peine encore à attirer les foules.

Selon les chiffres avancés par le cabinet d’études, Windows 7 serait installé sur 50,06 % des PC, tandis que Windows 8 totalise 6,29 points, et Windows 8.1, 6,35 % des appareils. Les statistiques s’appuient sur l’analyse du trafic web sur un panel de 40 000 sites. À noter également, la présence de Windows XP sur 25,7 % des machines, soit 1 % de moins que le mois précédent, signe que s’il est encore bien implanté, notamment dans les parcs professionnels, et qu’il faudra attendre leur renouvellement pour voir Windows 8 monter en puissance – si les choix des nouveaux acheteurs ne se dirigent pas directement vers Windows 7. Il faut en effet ajouter que Windows 7 continue à croître (un peu moins de 1 % supplémentaire en un mois) malgré son ancienneté.

Comment analyser une telle présence de Windows 7 ? L’effet Windows XP, sans doute, associé à un certain conservatisme des utilisateurs PC, qui semblent préférer garder leurs habitudes d’usages plutôt que de se lancer directement vers ce qui apparaît comme une refonte de l’OS de Redmond. Divers points jouent en sa défaveur : il est orienté vers les écrans tactiles qui font défaut aux ordinateurs d’entrée de gamme, et l’absence de l’emblématique bouton démarrer, et plus généralement des repères de Windows, paraît encore effrayer. Et cela risque fort de continuer, le menu Démarrer de Windows 8 devant, selon les derniers bruits de couloir, patienter jusqu’à l’année 2015 avant de devenir sur le devant de la scène.